Tuteurs, missions, sécurité… Ce que dit (vraiment) le Code du travail
Qui peut être tuteur·rice ? (Art. L6223-8 et s.)
-
Toute personne volontaire, avec expérience (2 ans mini en lien avec le diplôme) ;
-
Maximum : 2 alternant·e·s (ou 3 si cumul apprentissage/professionnalisation) par tuteur·rice ;
-
Formation des tuteur·rice·s recommandée, parfois obligatoire selon Branche.
Astuce : Un·e tuteur·rice surchargé·e multiplie les risques de rupture de contrat, de mission-outil qui stagne, de retours d’expérience négatifs.
Comment cadrer la mission utile ?
-
Livrable attendu rédigé dans le contrat (fiche mission à part possible) ;
-
Missions en lien direct avec le diplôme préparé (contrôle possible des CFA, inspection du travail) ;
-
Objectifs et livrables ajustés lors des revues 30/60/90 jours.
Parade : Mettez à disposition un document partagée (check-list de tâches, grille d’objectifs SMART).
Formation, présence, planning
-
Temps de formation : fait partie du temps de travail (≠ congés) ;
-
Obligatoire : libérer le temps prévu, planifier sur 12 mois, transmission de l’emploi du temps.
Erreur fréquente : Conditionner la présence “cours” à la charge temporaire de l’entreprise. La loi protège les jours de formation : tout refus expose à sanction.
Sécurité, santé, égalité (Art. L6222-23 et R6222-21)
-
Respect des règles de sécurité, visite médicale obligatoire
-
Accès aux mêmes protections (mutuelle, accidents du travail, harcèlement) que les autres salarié·e·s
-
Protection renforcée pour les mineur·e·s (interdiction de certains travaux : port de charges, horaires de nuit, machines dangereuses)
Transparence et suivi
-
Réunions tripartites (entreprise + CFA/école + alternant·e) : min. 1/an, souvent 2 à 3
-
Grille d’évaluation fournie à chaque étape (ex : tableau de “preuves de compétence”)
-
Attestation de fin de contrat, remise des documents légaux (certificat de travail, relevé d’heures, solde de tout compte)